La promotion 2024-2027 comprend dix-neuf étudiant·es, de dix nationalités différentes.
Au cours de la formation, plusieurs rendez-vous publics ont lieu, dont vous pouvez retrouver les informations ici.
Moses Olayinka Akintunde was born on April 14, 2005, in the Bariga area of Lagos, Nigeria. He is currently developing a choreographic approach integrating elements of his indigenous dance tradition with classical contemporary techniques as a tool for his artistic innovation and invention.
His professional journey began in 2019 with the Society for the Performing Arts in Nigeria (SPAN), following the completion of his dance education at the Footprints of David Art Academy, where he established his artistic foundation. Since September 2024, Moses has been enrolled at Cndc Angers (2024-2027) for further development that will help him navigate through the future.
Moses has worked and studied with leading choreographers and directors in the arts, including Mathilde Monnier, Professor Wole Soyinka (Africa’s first Nobel Laureate), Noé Soulier (director, Cndc—Centre national de danse contemporaine), Maud Blandel, Anne Marie Porras (Founder of Epse Danse, Montpellier), Emmanuelle Huynh, Qudus Onikeku, Wanjiru Kamuyu, Alesandra Seutin, Sahar Rahimi, Milan Tomášik, Nico Ricchini, Cecily Campbell, Trisha Brown Dance Company, Christopher Huggins, Jonathan Hollander (Founder, Battery Dance Company), Salia Sanou, among others.
Danielo Belcher est né à Port-au-Prince, en Haïti. Il découvre la danse à l’âge de sept ans au collège, sous la direction de Jean-Aurel Maurice, qu’il suit ensuite à Jacmel lors de l’ouverture de son école de danse. Pendant onze ans, Danielo y développe une formation riche et plurielle, mêlant danses classique, contemporaine et jazz, danses folkloriques haïtiennes ainsi que techniques issues du hip-hop. En parallèle, il se forme à la salsa et aux acrobaties, nourrissant très tôt une approche physique et métissée du mouvement.
En décembre 2020, à dix-huit ans, il s’installe en France pour intégrer Epsedanse à Montpellier, dirigée par Anne-Marie Porras. Il y suit le parcours Scène 1 pour danseurs-interprètes. Sélectionné parmi douze jeunes talents européens, Danielo participe au projet international I Dance My Story d’Arte à Hambourg, encadré notamment par Storm, Philippe Almeida et Viola Luise. Cette expérience donne lieu à une création collective et à un film documentaire mettant en lumière son parcours. En 2022, il intègre la classe S2TMD du lycée Clémenceau de Montpellier en partenariat avec la Cité des Arts – Conservatoire à Rayonnement Régional, spécialité danse contemporaine. Il est interprète dans plusieurs œuvres du répertoire et de la création contemporaine, présentées notamment à l’Agora de la Danse, à la Cité de la Danse et au Grand Avignon. En 2024, il obtient son baccalauréat S2TMD ainsi que le Diplôme d’Études Chorégraphiques avec les félicitations du jury. Il réussit l’Examen d’Aptitude Technique et intègre le Cndc-Angers, où il prépare le Diplôme national supérieur professionnel de danseur et une Licence Arts, parcours danse.
Dans son travail artistique, Danielo cherche à relier les techniques académiques à l’héritage des danses traditionnelles, afin de construire un langage chorégraphique propre.
Andrea Berlioz est un artiste chorégraphique contemporain, formé au CRR de Paris et au Cndc-Angers. Son travail s’intéresse à la dramaturgie musicale et théâtrale, à la notion de spectacle, à la précision dans la folie et à la drôlerie.
Il débute la danse contemporaine au conservatoire Pina Bausch à Montreuil. Puis il intègre un double cursus au CRR de Paris (cycle initial, CS + DEC et CPES). Il y travaille avec des chorégraphes tels que Ioanna Paraskevopoulou, La Horde ou Héla Fattoumi et Éric Lamoureux. Il y participe aussi à plusieurs scènes ouvertes, où il découvrir son intérêt pour la chorégraphie. Il est ensuite admis au Cndc, sous la direction de Noé Soulier, et y travaille notamment avec Maud Blandel, Mark Lorimer ou encore Emmanuelle Huynh.
Parallèlement, il est un spectateur très passionné, grand admirateur du travail de Pina Bausch (Kontakthof), Olivier Dubois (Tragédie) et Maguy Marin (Umwelt). Il pratique également la magie à un niveau professionnel. Lauréat de deux concours, il écrit, met en scène et interprète Tricher est un Art, un seul en scène d’une heure construit comme une démonstration du caractère artistique de la magie. Cette pratique, qu’il rapproche du théâtre et du cirque contemporain, est une influence certaine de son identité artistique. Fasciné par la scène et le spectacle en général, il pratique aussi la musique avec passion et le théâtre en amateur. Il croit en l’art total et aspire à inscrire sa recherche artistique dans cette direction.
Camille Chafâa grandit en banlieue parisienne dans un contexte familial marqué par l’histoire migratoire de son père. Jeune, elle porte attention aux questions d’identité et de transmission d’héritage.
Elle commence son parcours par la pratique du flamenco, qui façonne son rapport au rythme et à un engagement corporel affirmé. Elle poursuit sa formation académique au sein d’une scolarité en horaires aménagés au lycée Georges Brassens à Paris où elle suit des cours de danse contemporaine et de danse classique. Elle intègre ensuite une double licence Lettres et Arts Vivants en spécialité danse contemporaine, à l’Université de Cergy-Pontoise et au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy. Cette formation nourrit une approche transversale de la danse, articulant pratique, réflexion et écriture. Camille rejoint l’Atlantique Ballet Contemporain pendant deux ans, où elle interprète des œuvres de Mathilde Monnier, Alban Richard et de la compagnie Sine Qua Non Art. En 2024, elle intègre la formation du Cndc, où elle est notamment marquée par les approches de Maud Blandel et Bruce Chiefare.
Son travail s’inscrit dans une recherche autour de physicalités intenses, de questionnements politiques et de formats pluridisciplinaires. Elle crée LUPA, une pièce interrogeant l’hypersexualisation du corps féminin.
Alma Douki débute son approche du mouvement à travers diverses pratiques artistiques comme la peinture, le tennis, la natation et la danse classique au Centre Culturel Russe de Tunis. Peu à peu, la danse prend une place centrale dans sa vie, et elle s’oriente vers la danse contemporaine, attirée par sa liberté et sa pluridisciplinarité.
Avant d’intégrer en 2024 l’école supérieure du Cndc-Angers, elle étudie l’architecture d’intérieur, développant un intérêt pour les grandes structures, la scénographie et la relation entre espace et corps. Elle découvre le plaisir de lier architecture et danse, en pensant le corps comme un élément vivant au sein d’un espace à construire. De 2019 à 2024, elle danse au sein de la compagnie Sybel Ballet Théâtre, où elle reçoit la transmission de May B de Maguy Marin et participe à plusieurs créations comme Goual ou bien Frontières de l’invisible par exemple. C’est également au sein de la compagnie qu’elle découvre le break dance en regardant les autres interprètes pratiquer, fascinée par la précision rythmique, la maîtrise du centre et la virtuosité du rapport au sol. Au Cndc, elle suit notamment les ateliers de Maud Blandel, Cecily Campbell, Cyril Baldy et Volmir Cordeiro.
Aujourd’hui, son parcours se construit entre l’étude du rythme du corps et de ces structures, dans un dialogue constant entre les architectures du geste et la mise en espace du mouvement.
Né en banlieue parisienne, Erwan est un interprète qui cultive un mouvement expressif, vulnérable et sensuel. Nourri par l’histoire, ses origines et une quête intime du dialogue intérieur, son travail traverse les questions spirituelles, identitaires et celles de la transformation de l’être. D’abord formé à la Modern Dance puis au jazz, il élargit progressivement sa pratique vers la danse contemporaine. Il est initié et formé au Conservatoire à rayonnement régional d’Annecy, où il obtient un baccalauréat S2TMD puis un diplôme d’études chorégraphiques.
Il intègre ensuite des écoles supérieures internationales, notamment The Alvin Ailey School à Manhattan (New York), où il approfondit les techniques de danse moderne telles que Graham et Horton, tout en explorant le ballet et les danses vernaculaires. Cette immersion américaine, déterminante, lui permet de participer à des laboratoires chorégraphiques et de rencontrer des personnalités artistiques marquantes, qui nourrissent sa réflexion sur le corps, le métissage des disciplines dansées ainsi que l’engagement du danseur.
Depuis 2024, il prépare le Diplôme National Supérieur Professionnel de Danseur ainsi qu’une licence en spectacle vivant au Centre national de danse contemporaine d’Angers, dirigé par Noé Soulier. Il y développe une approche de la danse contemporaine à la fois exigeante et incarnée, où le mouvement devient un espace de pensée autant qu’un lieu de sensation. Sa recherche s’oriente vers une danse contemporaine en constante évolution, attentive aux états du corps et aux liens entre physicalité, abstraction et narration intérieure.
Artiste scénique originaire du Costa Rica, je me consacre à cette passion depuis 2019, année où j’ai commencé à étudier le théâtre au « Taller Nacional de Teatro ». Depuis 2021, je suis artiste indépendant et travaille comme comédien.
En août 2022, j’ai suivi mon premier atelier avec le danseur mexicain Pedro García, qui m’a profondément impressionné et m’a fait prendre conscience que je voulais développer ces capacités physiques. Après la fin du projet théâtral, différents ateliers au Costa Rica m’ont amené à travailler en étroite collaboration avec la chorégraphe Sol Carballo, et en février 2023, nous avons créé une pièce ensemble. Grâce à cette collaboration, j’ai élargi mon champ d’action à l’international, notamment en participant au Festival Kinissis à Santiago du Chili, où j’ai créé mon premier solo. À cette époque, j’ai rencontré Marion Sparber au Chili, qui m’a fait découvrir le Cndc.
Depuis que j’ai commencé ma formation, je me suis passionnée pour l’association du théâtre, de la danse, de la poésie et de la musique afin de créer un univers cohérent, en mettant l’accent sur une forte physicalité pour approfondir la relation entre le mouvement et le texte.
Mia Helena Jacob est une danseuse contemporaine née à Berlin et une chorégraphe émergente, dont le travail explore la tension entre discipline et imprévisibilité du mouvement.
À l’âge de neuf ans, elle entame sa formation professionnelle en danse classique à l’École d’État de ballet de Berlin. Ayant grandi dans l’univers rigoureux du ballet classique, Mia développe aujourd’hui une forme d’expression plus intime qui remet en question la conformité stricte héritée de cette discipline. En réinterprétant des inspirations passées et présentes, elle cherche à élaborer un langage corporel qui poursuit la précision au sein de formes et d’états corporels non identifiables.
Parallèlement à sa formation artistique, Mia a étudié la philosophie et l’histoire à l’Université Humboldt de Berlin, un parcours académique qui nourrit son approche critique du mouvement, son statut d’autrice ou de collaboratrice.
Dans la recherche d’un langage de mouvement personnel, Mia étudie actuellement la danse contemporaine et la chorégraphie au Cndc-Angers. Si l’improvisation constitue l’outil central de sa pratique de recherche, elle accorde également une grande importance à sa participation aux projets d’autres artistes et à l’engagement dans des collaborations créatives, éléments essentiels de son exploration en cours.
Mia a récemment interprété ATMEN/LAUSCHEN, créé aux Bayreuther Festspiele en 2025, où elle a également contribué au développement de la pièce en tant que chorégraphe. Sa performance fall4me, une œuvre collaborative avec l’artiste Hendrik Arns, tourne depuis plus de deux ans dans des festivals d’art à travers l’Allemagne.
Ella Lacharme—Nivon est une artiste danseuse, interprète et chorégraphe. Avant de se professionnaliser en danse, elle se dirige d’abord vers les Arts Plastiques. Son intérêt prononcé pour le corps s’y exprime à travers la sculpture, la peinture, la vidéo et la photo. En 2022 elle entre en CPES au conservatoire de Clermont-Ferrand où elle développe une approche à la fois rigoureuse et sensible du mouvement. Elle interprète des extraits de répertoire de Dominique Bagouet, Loïe Fuller et la Compagnie L’Esquisse et co-crée Serre tes yeux, avec Lili-Prune Pradet, une pièce autour de l’enfance.
Après deux ans de formation, elle intègre la promotion 2024-2027 du Cndc (Centre national de danse contemporaine), à Angers. Elle y entame une réflexion autour de la mémoire corporelle familiale avec le solo Les Mules, créé à partir d’archives enregistrées. En 2025, elle crée MONO, une pièce dans laquelle les danseur·euses interagissent avec des pierres massives, faisant l’expérience du poids et de son empreinte. Elle est aussi interprète pour une reprise de Solo Olos de Trisha Brown et dans la pièce La Rumeur chorégraphiée par Maud Blandel.
Aujourd’hui sa recherche s’inscrit dans une volonté de faire émerger des états de sensibilité accrue, pour l’interprète comme le public. Elle met en œuvre une multiplicité d’approches qui explorent des thèmes variés comme la mémoire, les connections entre deux corps, les liens entre corps intime et corps social, ou encore la notion d’empêchement.
Elsa Legroux commence enfant la danse au conservatoire de Mâcon. Elle y suit une formation mêlant contemporain et classique, tout en pratiquant la musique - guitare, basse électrique - et le théâtre. C’est dans ses années de lycée qu’elle afirme sa vocation pour la danse contemporaine en intégrant le conservatoire du Grand Châlon, où elle interprète des pièces du répertoire de Salia Sanou (d’un Rêve), Denis Plassard (Arena) ou encore de la Compagnie Laflux (Les Astéracés).
Son entrain la motive à auditionner pour l’école supérieure du Cndc-Angers qu’elle intègre après l’obtention de son DEC et du baccalauréat. Pendant ses études supérieures, elle suis les atelier de nombreux artistes comme Libby Farr, Volmir Cordeiro, Milan Tomasik ou Defne Erdur ; participe à la transmission de plusieurs projets dont Solo Olos (avec Cecily Campbell de la Trisha Brown Dance Company), Organon (Noé Soulier) et une création de Maud Blandel : La Rumeur.
Elsa s’intéresse de plus en plus à la photographie et aux arts martiaux en pratiquant le judo et le jiu-jitsu brésilien. Ces disciplines viennent nourrir sa danse, offrant fluidité et élan, sa relation à l’autre ainsi que ses chorégraphies où se mêlent répétition de mouvements, poses, travail autour de la couleur et de l’atmosphère. Elle conçoit chaque pièce comme un petit univers qu’elle étoffe en s’appuyant sur différentes formes d’art lors du processus de création : littérature, photographie, modelage…
Séraphine Lemonier est une danseuse pour qui le mouvement est un langage et un espace de rencontre entre corps, musique et émotion. Formée dans les conservatoires parisiens, elle acquiert une solide technique contemporaine et obtient un baccalauréat technologique, spécialité danse.
Depuis 2019, elle anime des ateliers chorégraphiques pour enfants et adolescents au sein de l’association Samokat, mêlant danse, cirque, théâtre et marionnettes. Cette expérience nourrit son désir de transmission et révèle la créativité et la sensibilité de chacun. Elle travaille également comme danseuse soliste pour la compagnie musicale Dodeka.
En 2024, elle intègre le Cndc d’Angers, où elle prépare le DNSPD et une licence Art mention Danse, explorant une danse à la fois physique et sensible. Franco-russe et trilingue, Séraphine fait de la danse un espace d’expression libre et un dialogue poétique entre les corps et l’expression.
Rebeka est une artiste chorégraphique slovène qui s’intéresse au mouvement et au re-mouvement, à la mise en place de règles et à la pré-définition de failles. À travers sa pratique chorégraphique, elle explore différentes formes de traduction et d’interprétation entre les corps et les espaces.
Après avoir terminé ses études au Lycée de danse contemporaine de Ljubljana, en Slovénie, Rebeka a poursuivi sa formation en Suède à New Education for Contemporary Dance. Elle étudie actuellement en licence de danse et chorégraphie au Cndc-Angers.
Depuis le début de sa formation en danse, Rebeka a dansé dans des œuvres en Slovénie, en Suède et en France, chorégraphiées par des artistes telles que Maud Blandel et Helena Franzén. Elle a aussi eu la chance de danser du répertoire de Trisha Brown avec Cecily Campbell.
Suite à la co-création de la pièce Abirble (2022), elle a développé un intérêt marqué pour la création, qu’elle a exploré plus avant dans Sprehod (2024), une œuvre pour six interprètes. Elle a également reçu plusieurs prix pour ses courts solos, notamment au Concours international OPUS 1 des jeunes créateurs de danse. Actuellement, elle collabore à des projets créatifs avec Igor Salvi et le collectif T+. Rebeka souhaite continuer à explorer et à créer en alliant l’esprit ludique, la curiosité et l’organisation.
Dimitra Prekka est une danseuse et chorégraphe basée en France, née à Thessalonique, en Grèce. Elle a suivi une formation en danse classique et contemporaine à l’école de danse Aspa Foutsi, puis au lycée artistique de Thessalonique, et a participé à des stages intensifs à l’École nationale de ballet d’Angleterre. Dimitra a obtenu une licence en politique et philosophie à la London School of Economics and Political Science (LSE). Regrettant le lien entre le corps, l’esprit et la créativité que seule la danse permet d’établir, elle est revenue à la danse et a rejoint l’école du Centre national de danse contemporaine (Cndc) à Angers.
En tant qu’interprète, Dimitra a travaillé avec les chorégraphes Dimitris Kyanidis et Sofia Papanikandrou en Grèce. Elle a également participé à des œuvres de Maud Blandel (La Rumeur, 2025), William Forsythe (Improvisation Technologies, 2025) et Trisha Brown (Solo Olos, 2024) dans le cadre de sa formation au Cndc. En tant que chorégraphe, elle a collaboré avec Inès Preston pour créer le duo See, you had spit after all (2025) et a créé les mouvements de la vidéo Tryweryn (2025) de Jac Williams pour Cwmni Da. Elle se concentre actuellement sur des approches multimédias, incorporant des matériaux physiques, des projections et de la musique électronique.
Dimitra est également chercheuse en sciences sociales. Elle travaille actuellement pour le Dr Seeta Peña Gangadharan à la LSE, après avoir travaillé pour les think tanks Autonomy et Constitution Unit de l’UCL.
Inès Preston est une performeuse française. Formée initialement à la danse jazz, contemporaine et hip-hop à Toulouse, elle poursuit son parcours pluridisciplinaire entre le Conservatoire Régional en danse jazz et l’Université Toulouse Jean Jaurès où elle obtient une Licence en Cinéma et Audiovisuel (2024). Durant ces quelques années, elle réalise de nombreux projets photographiques et cinématographiques et explore les rapports entre danse et image afin de créer des univers hybrides.
Inès fait actuellement partie de la promotion 2024-2027 du Centre national de danse contemporaine (Cndc) d’Angers, où elle explore de nouvelles manières de faire relation, image et corps. En travaillant avec des intervenant·es comme Emma Bigé, Volmir Cordeiro, Nadia Beugré (Camping CN D), ou encore Maud Blandel pour qui elle interprète La Rumeur (2025), Inès s’intéresse particulièrement au champ de la performance et aux représentations queer dans la danse. Le corps est au centre de sa pratique, à la fois reflet de projections extérieures et porteur d’états mémoriels, émotionnels et identitaires profonds.
En adoptant une démarche transdisciplinaire, elle crée notamment le solo Zone Grise (2024) dans lequel elle explore l’ambiguïté du spectre du consentement et co-crée avec Dimitra Prekka le duo See, you had spit after all (2025) qui interroge l’influence du cinéma dans la création et la normalisation des rôles binaires genrés.
Maly commence la danse avec le modern jazz puis se découvre, grâce à la culture du clip, un grand intérêt pour certaines danses urbaines telles que le Krump et la Dancehall. Parallèlement, Maly pratique la danse contemporaine dans des stages dès l’âge de 12 ans.
Grâce à de nombreux stages, elle explore différentes disciplines et fait de la danse contemporaine un vrai terrain de jeu. Elle y mélange ses différentes passions ; notamment en intégrant les danses urbaines dans son travail de recherche du mouvement et en y associant ses connaissances musicales. De plus, la jeune étudiante est très influencée par un grand intérêt dans les sciences humaines qui guide sa réflexion entre les désirs individuels et le faire collectif.
Depuis son plus jeune âge, Maly pratique aussi la musique qu’elle commence avec l’accordéon avant de découvrir le chant lyrique. Elle est actuellement étudiante au Cndc où elle réalise sa première pièce en tant que chorégraphe 3XFILTREES, un trio créé lors des cartes blanches de mai 2025. La même année, elle met en scène les Jeux de l’amour et du hasard de Marivaux avec l’association Les Tréteaux. Parallèlement, sa pratique scénique se diversifie avec des concerts de jazz en tant que chanteuse.
Igor Salvi est un danseur, chorégraphe et chercheur universitaire basé en France. Travaillant dans différents contextes (performances, documentaires), son travail s’axe sur des questions sociales et communautaires queer. Son approche a toujours en commun des modes de création horizontaux et collaboratifs dans lesquels les spectateur·ices occupent une place centrale : particulièrement dans les pièces micro micro micro (2024) avec le collectif MACRO MACRO MICRO-ONDES, ou encore do lune / c’est juste un autre message (2025) avec Rebeka M. Počivavšek.
Après une licence Double-Cursus Danse avec l’UNISTRA et le Conservatoire de Strasbourg, il participe à un programme de mobilité internationale au sein de l’Université de Québec à Montréal (UQÀM) puis intègre la promotion 24-27 de l’école du Cndc.
En tant qu’interprète, il travaille avec la scénographe et performeuse Pauline Jacquet (Corpus Mo(n)strea, 2023), ainsi qu’avec les chorégraphes Helen Simard (192 tâches, 2024) et Maud Blandel (La Rumeur, 2025). Il est en ce moment passionné par les pierres, les matelas, le clavecin, les spirales, l’échec, le désir et le vivre-ensemble, cherchant à créer des liens entre obsessions singulières et expériences collectives.